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Cotisation syndicale et impôt 2024 : comment ça marche ?

L'essentiel en quelques mots

Les cotisations versées à un organisme syndical ouvrent droit à des possibilités d’optimisation fiscale pour le contribuable qui supporte ces dépenses. Celles-ci donnent lieu soit à une déduction de frais réels soit à un crédit d'impôt dans le cas de l’abattement forfaitaire de 10 %.

  • Le crédit d’impôt s’élève à 66 % de la cotisation versée dans la limite de 1 % du montant de l’impôt brut du contribuable.
  • Il peut être sollicité par les salariés du secteur privé, les fonctionnaires, les retraités ou par les personnes à la recherche d’un emploi percevant des allocations chômage.
  • La déduction des cotisations syndicales dans les frais réels annule la possibilité de bénéficier du crédit d’impôts pour le contribuable. Le cumul entre les deux avantages fiscaux n’est pas possible.
  • La déduction ou le crédit d’impôts peuvent être obtenus par le paiement de cotisations auprès des syndicats représentatifs et affiliés.
Cotisation syndicale et impôt
Cotisation syndicale et impôt 2024 : comment ça marche ?

Parmi les différents frais professionnels déductibles, les cotisations syndicales représentent une dépense particulière en termes de fiscalité. Afin d’inciter les salariés à se syndiquer, une grande partie des cotisations peut en effet être financée par les pouvoirs publics. L’avantage fiscal obtenu dépend alors du type de déduction effectuée par le salarié : déduction forfaitaire ou déduction de frais réels.

Quel est le montant de déduction pouvant être obtenu grâce aux cotisations syndicales ? Comment déclarer ces dépenses et comment les justifier auprès de l’administration fiscale ? À qui s’adresse le crédit d’impôt ? Cotisation syndicale et impôt : comment ça marche ? Empruntis vous donne les clés pour faire le bon choix pour ces frais déductibles et optimiser votre imposition.

 

La cotisation syndicale permet-elle de réduire mes impôts ?

La cotisation versée par un contribuable à un organisme syndical peut lui permettre de réduire le montant de son imposition. Cette réduction peut s’appliquer d’une façon directe à travers un crédit d’impôt perçu de façon rétroactive ou de manière indirecte grâce à la réduction de la base imposable avec la déduction des frais réels professionnels.

Crédit d’impôt et cotisation syndicales

Les cotisations versées à un organisme syndical ouvrent droit à un crédit d’impôts depuis l’année 2013 et l’application de l’article 199 quater C du Code Général des Impôts (CGI). Limitées à une simple réduction d’impôts jusqu’en 2012, elles permettent désormais de bénéficier d’un remboursement lorsque les versements dépassent le montant de l’impôt effectivement dû.

Une mesure dite de justice réclamée par les organisations syndicales qui considéraient cette simple réduction comme inégalitaire pour les revenus les moins importants. Même si le déclarant n’est pas imposable, il bénéficie désormais malgré tout d’une somme correspondante à 66 % des cotisations syndicales versées directement sur son compte bancaire à condition d’avoir déclaré ces montants contractés. Cette évolution constitue ainsi un aménagement supplémentaire des pouvoirs publics afin d’inciter toujours plus les travailleurs à se syndiquer pour faire valoir leurs droits et protéger leurs acquis sociaux.

L’obtention du crédit d’impôt grâce aux cotisations syndicales est obligatoirement corrélée au fait que le contribuable choisisse l’abattement forfaitaire de 10 % au titre des frais réels. Toute déduction au régime réel des frais professionnels lui fait ainsi perdre automatiquement le bénéfice du crédit d’impôt.

Il n’est en effet pas possible de cumuler les deux dispositifs, l’administration fiscale considérant alors que le montant de la cotisation est déjà compris dans les frais réels déductibles. Le contribuable doit ainsi choisir soit l’un soit l’autre des dispositifs. Le choix entre les deux formules est valable pour une seule année et le contribuable doit faire le calcul chaque année en fonction de l’évolution potentielle de sa situation. 

Le crédit d’impôt obtenu au titre des cotisations syndicales n’entre pas dans le plafonnement des niches fiscales établi à 10 000 euros par an et par foyer fiscal. Il s’avère donc à ce titre intéressant pour réduire encore l’assiette de son impôt sur le revenu.

Déduction des frais réels professionnels de la cotisation syndicale 

Lorsque le salarié décide de déclarer ses cotisations syndicales en tant que frais réels professionnels, il fait alors une croix sur la déduction d’impôts de 66 %. Pour faire le meilleur choix, il doit non seulement prendre en compte le montant de la cotisation syndicale versée à l’année mais surtout calculer le montant total représenté par l’ensemble des frais professionnels déductibles des revenus (frais de repas, dépenses de transport, de formation et de documentation, frais de télétravail, frais de déménagement ou encore frais vestimentaires). 

En additionnant toutes ces dépenses, il peut ainsi obtenir un montant total de déduction qui peut alors être comparé au montant de la déduction obtenue en appliquant l’abattement forfaitaire de 10 % auquel il faut ajouter le potentiel crédit d’impôts. L’abattement forfaitaire pourra notamment être intéressant pour les hauts revenus. La déduction de frais réels pourra dans certains cas permettre de passer dans une tranche d’imposition inférieure et réduire ainsi sensiblement le montant de l’impôt.

Le choix du crédit d’impôts, s’il apparaît comme plus avantageux de prime abord, n'est pas forcément toujours le plus opportun pour le salarié. D’autres facteurs entrent en effet en ligne de compte tels que :

Des simulations pour chaque situation doivent donc être effectuées afin de sélectionner la meilleure option fiscale en fonction du profil du contribuable. Il est possible de réaliser deux déclaration d’impôts différentes en ligne et de comparer les montants d’imposition finaux avant de valider.

Comment déclarer une cotisation syndicale aux impôts ?

La déclaration de la cotisation syndicale aux impôts dépend du choix effectué par le contribuable en termes d’avantage fiscal : déduction de frais réels ou abattement forfaitaire ouvrant droit au crédit d’impôts. 

Quelle case remplir pour la déclaration de la cotisation syndicale ?

Dans le cas d’une déduction avec un abattement forfaitaire de 10 % (et donc du choix de bénéficier du crédit d’impôt de 66%), le montant de la cotisation syndicale versée au titre de l’année fiscale de déclaration est à renseigner sur la déclaration de revenus annexes 2042 RICI en page 1 au niveau des cases suivantes :

Pour une déclaration en ligne, il faut cocher la rubrique “Réductions et crédits d’impôts” afin que le formulaire en question apparaisse avec les cases susmentionnées.

Si, à l’inverse, le salarié fait le choix d’une déclaration au régime réel de frais, il doit ajouter le montant de la cotisation aux autres frais professionnels déductibles et renseigner le montant total dans la case 1AK (Frais réels) au niveau de la partie 1 “Traitements et salaires”. L’ensemble des frais réels professionnels doit par ailleurs être mentionné sur papier libre et joint au formulaire dans le cas de la déclaration papier ou conservé pendant trois ans avec les justificatifs en cas de contrôle de l’administration fiscale pour la déclaration en ligne. 

Comment justifier auprès des impôts la cotisation versée ?

Pour une déclaration papier, le contribuable doit justifier auprès de l’administration fiscale le montant de déduction pour les cotisations syndicales versées. Il doit pour cela se procurer le reçu fiscal attestant du montant des cotisations perçues par l’organisme syndical. Celui-ci est légalement tenu de le faire parvenir automatiquement à chacun de ses contributeurs.
Ce document, la plupart du temps exprimé en pourcentage du salaire annuel brut imposable (généralement 0,75 %) doit contenir les informations suivantes :

💡

Bon à savoir

Pour une déclaration en ligne, la production spontanée de ce document à l’administration fiscale n’est pas obligatoire. Il est toutefois à conserver pendant une durée de trois ans par le contribuable en cas de contrôle de l’administration fiscale. À défaut de pouvoir présenter ce justificatif en cas de contrôle, l’avantage fiscal du crédit d’impôts est alors remis en cause et considéré comme caduc. En cas de simple perte du reçu, l’organisation syndicale peut le rééditer et le transmettre à nouveau à son bénéficiaire pour preuve de sa bonne foi.

Quelles sont les conditions pour obtenir un crédit d’impôt pour la cotisation syndicale ? 

Au-delà de l’obligation de ne pas déduire les cotisations syndicales de ses revenus, le crédit d'impôt est également accordé lorsque certaines conditions sont respectées notamment en termes de profession, de syndicat de destination ou encore de plafond de versement.

À qui s’adresse le crédit d’impôt ?

Le crédit d’impôt éligible pour le versement de cotisations syndicales peut être obtenu par la grande majorité des publics à savoir :

Tous ces profils peuvent prétendre à cet avantage fiscal à condition de ne pas avoir fait le choix de la déduction de frais réels et donc par définition d’avoir opté pour l’abattement forfaitaire de 10 % au titre des frais professionnels.

Seuls les indépendants versant une cotisation auprès d’organismes de défense des travailleurs non-salariés (TNS) ainsi que les personnes sans emploi qui ne perçoivent pas d’allocation chômage ne peuvent prétendre à la déduction de ces cotisations de leurs revenus imposables.

Quels sont les syndicats concernés ?

Toutes les cotisations versées à des syndicats de défense des travailleurs n’ouvrent pas systématiquement droit à une déduction de frais réels ou à un crédit d’impôt.

Pour le privé

Pour le secteur privé, les cotisations syndicales doivent être attribuées à l’une des 5 grandes confédérations syndicales jugées comme représentatives au niveau national par les pouvoirs publics et l’administration fiscale. Cette liste a été fixée dans un arrêté du 31 mars 1966 accordant la présomption irréfragable de responsabilité à ces 5 organismes :

Pour bénéficier du crédit d’impôts, la cotisation doit être versée soit directement à l’une de ces confédérations, soit à un organisme syndical affilié à l’une de ces 5 organisations reconnues par l’administration fiscale. À défaut, la cotisation versée à un autre organisme n’est déductible que si le syndicat est parvenu à prouver sa représentativité à travers notamment sa faculté à conclure des accords collectifs de travail d’envergure et de présenter des candidats aux élections professionnelles.

Il existe ainsi sept critères définis par l’article L-2121-1 du Code du Travail à savoir :

Pour le public

Parmi les grandes organisations syndicales reconnues pour le secteur public afin de bénéficier de la déduction fiscale, certaines sont identiques à celles reconnues pour le secteur privé. C’est le cas de :

D’autres sont plus spécifiquement dédiées à la représentation des travailleurs fonctionnaires dont notamment pour les plus connues :

Cette liste est là encore non-exhaustive et peut comprendre également toute organisation susceptible de nouer des accords collectifs significatifs en faveur des fonctionnaires.

Le cas des militaires 

Pour le cas spécifique des militaires, le crédit d’impôt est possible pour les cotisations versées aux organisations relevant des APNM représentatives (Associations Professionnelles Nationales de Militaires). Il en existe une dizaine avec parmi les plus connues APN-AIR, France Armement ou encore APNM-Commissariat. 

Quel est le plafond du crédit d’impôt ?

Le crédit d’impôt pouvant être obtenu au titre des cotisations syndicales est égal à 66 % de la somme versée. Le montant du crédit ne peut toutefois excéder 1 % du revenu brut annuel du contribuable avant abattement forfaitaire de 10 % sur les traitements, salaires et avantages en nature ou en argent. Le revenu brut annuel est entendu de façon individuelle indépendamment des revenus totaux du foyer fiscal de rattachement. 

À titre d’exemple, un salarié percevant 42 000 euros de revenus annuels nets et versant une cotisation syndicale mensuelle de 40 euros (480 euros à l’année) peut déduire le montant suivant :

42 000 x 1 % x 66 % = 277,20 euros

Le plafond de 1 % du revenu brut imposable (420 euros) est en effet inférieur au montant de la cotisation (480 euros). C’est donc en l’espèce le plafond qui est retenu pour obtenir la base de calcul du crédit d’impôt. 

Avec ce crédit d’impôt, le montant effectivement réglé par le salarié au titre de sa cotisation syndicale s’élève à 480 - 277,20 = 202,80 euros.

Dans la pratique, les organisations syndicales fixent généralement des montants de cotisation ne dépassant jamais les 0,75 % du revenu annuel global net afin de ne pas alourdir la part non-remboursable grâce du crédit d’impôt et assurer l’équité entre les adhérents.

À combien s’élève le crédit d’impôt pour le versement d’une cotisation syndicale ? 

Le crédit d’impôt pour le versement d’une cotisation syndicale s’élève à 66 % du montant versé dans la limite de 1 % du revenu brut imposable pour les salaires et traitements (primes incluses) et 0,5 % du revenu brut imposable pour les pensions et rentes viagères à titre gratuit payées à l’adhérent.

La limite s’apprécie après la déduction des différentes  cotisations sociales déductibles (Sécurité sociale, régime de retraite complémentaire ou contribution aux caisses d’assurance chômage). Grâce à ce crédit d’impôt, le salarié n’a alors qu’à supporter uniquement un tiers de la cotisation syndicale.

Le cas spécifique des cotisations versées à une ASA pour la défense des forêts contre les incendies (DFCI)

Une déduction particulière existe pour les cotisations versées à des associations syndicales autorisées (ASA). Celles-ci sont engagées dans la défense et la protection des forêts contre l’incendie et sont habilitées à réaliser des travaux de prévention contre les incendies au niveau des parcs forestiers. Ce régime concerne donc uniquement les propriétaires forestiers. 

La réduction d’impôt pouvant être obtenue par ces publics s’élève alors à 50 % du montant de la cotisation avec un plafonnement de 1 000 euros chaque année (soit 500 euros de déduction annuelle au maximum). Pour le cas d’un groupement, la potentialité de réduction est limitée au pourcentage détenu par le membre dans le groupement.

Ces propriétaires doivent déclarer les sommes payées dans l’emplacement prévu à cet effet à l’avant-dernière page du formulaire 2042 RICi au niveau de la case 7UC dénommée “Cotisation pour la défense des forêts contre l’incendie”.

Cotisations syndicales et prélèvement à la source

Depuis la mise en place du prélèvement à la source, le contribuable ayant déclaré le versement de cotisations syndicales au cours de l’exercice précédent perçoit un acompte dans le courant du mois de janvier au titre de cette dépense. Le différentiel est ensuite versé pendant l’été sur la base de la nouvelle déclaration de revenus. 

Lorsque le salarié a abaissé ou mis fin à sa cotisation dans l’année et que l’acompte est plus élevé qu’il n’aurait dû l'être, il doit alors rembourser le surplus perçu de l’acompte. Afin d’éviter cette situation de trop-perçu, le contribuable a la possibilité de renoncer à l’acompte au mois de décembre ou même d’en moduler le montant s’il anticipe un changement dans la cotisation syndicale versée. Cette modulation ne dispense pas pour autant de déclarer le montant effectivement engagé au moment de la déclaration de revenus et de charges. 

📌

Quel est le montant d’une cotisation syndicale ?

Le montant de la cotisation syndicale correspondant la plupart du temps à une fraction du montant des revenus des adhérents. Elle est généralement réglée par le salarié sur une base mensuelle. 

Afin de respecter un principe d’égalité, chaque contributeur cotise le plus souvent à proportion du montant de ses revenus selon le pourcentage défini par l’organisme syndical de collecte (en règle générale 0,75 %). La déduction ne peut pas, quoiqu’il en soit, être effectuée au-delà de 1 % du revenu brut annuel.

Dans certains cas, l’entreprise prend en charge une partie de la cotisation syndicale versée à l’organisme. Cette part déjà financée n’entre logiquement pas en compte dans le calcul du crédit d’impôt.

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