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Peut-on obtenir une assurance de prêt immobilier avec du cholestérol ?
⏱L'essentiel en quelques mots
Vous souhaitez acquérir un bien immobilier, mais vous souffrez d’un excès de cholestérol ? Cette maladie est considérée comme un risque aggravé de santé pour les assureurs délivrant une assurance de prêt immobilier. Celle-ci couvre les mensualités du prêt si l’emprunteur n’est plus en capacité de le faire, soit temporairement, soit définitivement.
- Un taux de cholestérol supérieur à la normale augmente les risques d’accidents cardio-vasculaires et donc d’invalidité ou de décès.
- En cas de cholestérol, vous devez le déclarer dans le questionnaire de santé à la souscription de l’assurance emprunteur associée à l’octroi d’un crédit.
- L’assureur pourra refuser de vous assurer ou, plus généralement, imposera une majoration de la cotisation pour prendre en compte le risque représenté par le cholestérol.
- Il est néanmoins possible de trouver une assurance de prêt lorsqu’on souffre de cholestérol en comparant les offres dans le cadre de la délégation d’assurance.
Sommaire
Que faut-il savoir sur le cholestérol ?
Le cholestérol est une substance lipidique naturellement présente dans l’organisme. Contrairement à une idée largement répandue, il n’est pas intrinsèquement néfaste. Il joue un rôle fondamental dans le bon fonctionnement du corps humain, notamment dans la construction des membranes cellulaires, la production de certaines hormones et la synthèse de la vitamine D. Le cholestérol est principalement fabriqué par le foie, mais il provient également de l’alimentation.
Le problème apparaît lorsque l’équilibre se rompt et que le taux de cholestérol devient trop élevé dans le sang. En France, près d’une personne sur cinq est concernée par un excès de cholestérol, souvent sans en avoir conscience. Ce déséquilibre constitue l’un des principaux facteurs de risque des maladies cardiovasculaires, qui restent la première cause de mortalité dans le monde.
Pourquoi un taux de cholestérol élevé représente-t-il un danger ?
Lorsque le cholestérol circule en trop grande quantité dans le sang, il peut progressivement se déposer sur les parois des artères. Ces dépôts, appelés plaques d’athérome, réduisent le diamètre des vaisseaux sanguins et entravent la circulation du sang vers les organes vitaux. Ce phénomène, lent et silencieux, peut durer plusieurs années sans provoquer de symptômes.
À terme, cette obstruction peut entraîner des complications graves comme l’infarctus du myocarde, l’accident vasculaire cérébral ou l’insuffisance cardiaque. C’est précisément ce caractère insidieux qui rend le cholestérol particulièrement redoutable : les premiers signes apparaissent souvent lorsque la maladie est déjà avancée.
Les différents types de cholestérol et leur rôle dans l’organisme
Le cholestérol ne circule pas librement dans le sang. Il est transporté par des lipoprotéines, dont les deux principales sont le HDL et le LDL. Le HDL, communément appelé « bon cholestérol », joue un rôle protecteur. Il récupère le cholestérol présent dans le sang et le transporte vers le foie, où il est éliminé. Un taux élevé de HDL est donc bénéfique pour la santé cardiovasculaire.
À l’inverse, le LDL, qualifié de « mauvais cholestérol », a tendance à déposer le cholestérol sur les parois des artères. Lorsqu’il est présent en excès, il favorise l’athérosclérose. Les médecins ne se basent pas uniquement sur les valeurs isolées des indicateurs, mais aussi sur leur rapport et sur le taux de cholestérol total. Une anomalie de cet équilibre est appelée dyslipidémie et nécessite une surveillance médicale régulière.
Les causes d’un excès de cholestérol
Un taux de cholestérol élevé peut résulter de plusieurs facteurs, souvent combinés. L’alimentation joue un rôle central : une consommation excessive de graisses saturées, présentes notamment dans les viandes grasses, les charcuteries, les fromages ou les produits ultra-transformés, favorise l’augmentation du "mauvais cholestérol". La sédentarité et le manque d’activité physique aggravent également le phénomène, en particulier lorsqu’ils entraînent une prise de poids.
D’autres facteurs entrent en jeu, comme le tabagisme, l’alcool, certaines maladies chroniques (diabète, hypothyroïdie, insuffisance rénale) ou encore des prédispositions génétiques. Chez certaines personnes, l’hypercholestérolémie est d’origine familiale et se manifeste dès le plus jeune âge, indépendamment du mode de vie.
Un trouble souvent sans symptômes
L’une des principales difficultés liées au cholestérol est l’absence de symptômes. Dans la majorité des cas, aucun signe clinique ne permet de suspecter un trop de cholestérol. C’est pourquoi le diagnostic repose presque exclusivement sur un bilan sanguin, appelé bilan lipidique.
Les autorités de santé recommandent un dépistage régulier chez les personnes présentant des facteurs de risque, mais aussi à partir d’un certain âge, même en l’absence de symptômes. Cette surveillance permet de mettre en place des mesures préventives avant l’apparition de complications.
Comment traiter et prévenir un taux de cholestérol élevé ?
Sa prise en charge repose avant tout sur des changements durables du mode de vie. Une alimentation équilibrée, riche en fruits, légumes, fibres et poissons, associée à une activité physique régulière, permet souvent de réduire significativement le taux de LDL. L’arrêt du tabac et la limitation de l’alcool sont également essentiels pour diminuer le risque cardiovasculaire global.
Lorsque ces mesures sont insuffisantes ou lorsque le risque est jugé élevé, un traitement médicamenteux peut être prescrit. Les statines sont les médicaments les plus couramment utilisés pour réduire la production de cholestérol. Leur efficacité est bien documentée, mais elles nécessitent un suivi médical régulier.
Cholestérol et assurance de prêt immobilier : un enjeu souvent sous-estimé
Dans le cadre d’un crédit immobilier, la souscription d’une assurance emprunteur est généralement exigée par la banque. Cette assurance vise à couvrir le remboursement du prêt en cas de décès, d’invalidité ou d’incapacité de travail. Pour évaluer le risque, l’assureur peut demander à l’emprunteur de remplir un questionnaire médical.
Depuis l’entrée en vigueur de la loi Lemoine, ce questionnaire n’est plus obligatoire pour certains prêts, sous conditions de montant et d’âge. En revanche, lorsque le questionnaire est requis, un excès de cholestérol doit impérativement être déclaré. L’assureur analysera alors les taux, leur stabilité dans le temps, les éventuels traitements suivis et la présence d’autres facteurs de risque.
Cholestérol, assurance emprunteur et crédit immobilier : comprendre les enjeux et les solutions possibles
Lorsqu’un taux de cholestérol est identifié comme une maladie chronique, il doit impérativement être déclarer dans le questionnaire de santé demandé par l’assureur lors d’une demande de crédit immobilier. Cette étape est essentielle, car elle permet à l’assureur et à la banque d’évaluer avec précision les risques liés à votre profil santé avant la mise en place du contrat d’assurance. Le médecin-conseil s’appuie notamment sur plusieurs critères, dont le rapport entre les deux types de cholestérol, la stabilité des taux dans le temps, ainsi que l’existence ou non de complications cardiovasculaires.
Selon les résultats de cette analyse, l’assureur peut proposer différentes conditions. Dans certains cas, une surprime est appliquée afin de compenser le risque estimé, ce qui augmente le coût de l’assurance mais permet tout de même d’accéder au financement. Dans d’autres situations, certaines garanties peuvent être partiellement exclues, notamment celles liées à l’incapacité de travail ou à l’invalidité. Ces pratiques sont similaires à celles observées pour d’autres pathologies considérées comme à risque, telles que le cancer, même si le niveau d’impact varie selon la gravité et l’évolution de la maladie.
La loi encadrant l’assurance emprunteur a toutefois évolué ces dernières années afin d’améliorer l’accès au crédit pour les personnes présentant un problème de santé. Elle prévoit notamment des dispositifs destinés à limiter les exclusions excessives et à proposer des solutions alternatives lorsque les conditions standards ne sont pas applicables. Dans ce contexte, ce guide vise à vous aider à mieux comprendre vos droits, les obligations de déclaration, ainsi que les leviers existants pour négocier ou comparer les offres d’assurance. Anticiper ces démarches et être transparent lors de la souscription permet souvent d’obtenir un contrat plus adapté et de sécuriser durablement votre projet immobilier.
Les conséquences possibles sur l’assurance
Selon le profil médical de l’emprunteur, plusieurs décisions peuvent être prises par l’assureur. Dans les cas les plus favorables, l’assurance est accordée sans surprime ni exclusion. Lorsque la probabilité est jugée plus élevée, l’assureur peut appliquer une majoration de la prime ou exclure certaines garanties, comme l’incapacité de travail ou la perte totale et irréversible d’autonomie.
En cas de risque aggravé de santé, la convention AERAS permet un examen approfondi du dossier afin de limiter autant que possible les refus d’assurance et les surprimes excessives.
Trouver une assurance adaptée malgré un cholestérol élevé
Tous les assureurs ne l'évaluent pas de la même manière. Certains accordent davantage d’importance à la stabilité des taux et à l’efficacité du traitement qu’au simple chiffre brut. C’est pourquoi comparer les offres d’assurance de prêt est essentiel.
Faire appel à un courtier ou utiliser un comparateur permet souvent de trouver une assurance plus adaptée, à un coût maîtrisé, même en présence d’un cholestérol élevé. Cette démarche peut faire une réelle différence sur le coût total du crédit et sur la qualité de la couverture, tout en sécurisant votre projet immobilier sur le long terme.
Quelles sont mes options si ma demande d’assurance est refusée à cause du cholestérol ?
Un refus d’assurance emprunteur lié à un taux élevé n’est pas une situation rare, mais il ne signifie pas pour autant que votre projet immobilier est compromis. La première option consiste à solliciter un autre assureur, car tous n’évaluent pas le problème de la même manière. Certains accordent plus d’importance à la stabilité des taux, au suivi de santé et à l’efficacité du traitement qu’au simple dépassement des seuils.
Il est également possible de passer par la délégation d’assurance, qui permet de souscrire une assurance externe à celle proposée par la banque, souvent plus souple sur le plan santé. En cas de refus ou de conditions trop pénalisantes, votre dossier peut aussi être examiné dans le cadre de la convention AERAS, qui prévoit un réexamen approfondi pour les emprunteurs présentant un risque aggravé de santé, avec pour objectif de limiter les exclusions et les surprimes. Enfin, améliorer votre profil santé en stabilisant votre cholestérol, en suivant un traitement et en adoptant une meilleure hygiène de vie peut permettre de redéposer une demande d’assurance ultérieurement, dans des conditions plus favorables.
Cholestérol et prévention à long terme : pourquoi le suivi est essentiel
Au-delà de l’impact immédiat sur la santé et l’assurance de prêt, le cholestérol nécessite une prise en charge sur le long terme. Un suivi par un médecin régulier permet non seulement d’adapter les traitements et les mesures hygiéno-diététiques, mais aussi de prévenir l’apparition de complications cardiovasculaires. Des bilans sanguins périodiques permettent de vérifier la stabilité des taux et de mesurer l’efficacité des actions mises en place.
Ce suivi est également un atout lors d’une demande d’assurance emprunteur, car il démontre que le risque est contrôlé et maîtrisé. Un cholestérol bien suivi et équilibré est ainsi perçu comme un facteur de probabilité moindre, tant du point de vue santé que du point de vue assurantiel, et contribue à sécuriser durablement votre projet immobilier
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