30 mars 2006

Le baromètre des Taux Empruntis.com
Les taux présentés sont les taux constatés auprès de nos banques partenaires et indiquent la tendance générale du marché de l'immobilier.
Comme nous l’avions prévu, une remontée lente et progressive des taux de crédit immobilier se profile. La tendance de fond est bien là. Mais la hausse est plus lente que prévue ! En attendant les prochains mois, les emprunteurs peuvent toujours bénéficier de conditions particulièrement favorables pour mener à bien leur projet immobilier.   L’augmentation des taux est amorcée, quand bien même le Baromètre témoigne encore mal de cette tendance haussière, du fait d’une segmentation plus importante de la clientèle par les banques. Explications…                                                                                                                        


Stabilité en trompe l’œil
Observations :
Les taux observés ce mois ci sont très similaires aux taux relevés le mois dernier, à l’exception des durées de 20 et 30 ans.
Si les taux du marché ne connaissent pas d’évolution à la hausse, les taux minima ont eux augmenté. Ainsi, si un dossier excellent décrochait un taux fixe de 3,55% sur 25 ans en février, désormais, il faudra se contenter d’un taux de 3.65%.
Les taux minima augmentent de 0.10% sur 7, 25 et 30 ans et de 0.05% sur 15 et 20 ans. L’évolution réelle du marché ne se traduit pas encore dans le Baromètre.

Derrière cette stabilité en trompe l’œil se cache un accroissement de la volatilité de nos partenaires. Au cours du mois de mars, des banques habituées à changer leur barème une fois par mois les ont modifiés à trois reprises. De plus, les taux annoncés cachent en fait la tendance accrue des banques à avoir des barèmes plus sélectifs. Ainsi, la hausse est voilée : les taux remontent sur certains segments de clientèle. Elle touche les emprunteurs aux revenus moyens et modestes. En revanche, les banques maintiennent des taux très bas pour la clientèle haut de gamme, laquelle offre des profils moins risqués. Les taux du marché sont toujours historiquement bas mais les conditions à remplir par l’emprunteur pour en bénéficier se resserrent.

Recommandations :
La hausse observée est un peu plus lente que prévue. Et il y a fort à parier que les taux ne connaîtront pas d’augmentation significative avant la fin de la période immobilière (fin avril).

Si certaines banques se plient à l’évolution des OAT
(+0.30% en deux mois), nombreuses sont celles qui maintiennent une politique de conquête agressive, sur certains segments de clientèle uniquement. Une fois la période immobilière terminée, les banques vont devoir effectuer les corrections nécessaires à leurs barèmes pour préserver une marge satisfaisante.

Notre conseil : Ne tardez pas à renégocier votre taux de crédit immobilier. Par exemple, si vous avez souscrit un prêt de 150 000€ en 2000 au taux de 5.80% sur 20 ans, vous pouvez gagner dès aujourd’hui 120€/mois en le rachetant au taux fixe de 3.25% sur 14 ans. 20.000€ d’économies au total ! L’économie possible sera moins importante si les taux remontent !



Peu attractifs
Observations :
Seul 1/3 de nos partenaires banquiers ont relevé leurs barèmes de taux variables au cours du mois de mars. Bien que la tendance de fond pousse à la hausse, nous constatons que les banques attendent la fin de la période immobilière. La hausse des taux d’intérêt à court terme en début d’année a eu des répercussions immédiates sur les taux variables, ce qui les place à des niveaux peu attractifs par rapport aux taux fixes.
Recommandations :
Malgré deux hausses successives du principal taux directeur, une hausse supplémentaire de la BCE avant l’été reste l’hypothèse privilégiée par les marchés financiers. Dans ce contexte, nous continuons de conseiller d’opter pour un taux fixe ou pour un taux variable sécurisé dans l’hypothèse d’une revente dans les 6 à 8 ans. En effet, la BCE maintient toute sa vigilance sur l’inflation. Les bons chiffres de la consommation en France et la volonté, à peine cachée, de la BCE de freiner la hausse des prix de l’immobilier viennent étayer cette thèse.


Les frais engendrés
par le crédit
 
  • Les frais de dossier :


  • Ils sont variables et s'élèvent généralement à 1% du montant emprunté, avec un plancher et un plafond suivant les établissements. Ils sont négociables (faire appel à un intermédiaire comme Empruntis.com permet d’en réduire le coût).

    Bon à savoir :  l'incidence des frais de dossier sur le Taux Effectif Global peut être importante. C’est d’autant plus vrai sur les durées les plus courtes.

    Ex :   prenons un emprunt de 100 000€ sur 15 ans à 3.50%. Avec des frais de dossier à 1 000 €, le TEG monte de 0,15 point. Pour des frais à 330€, le taux n’augmentera que de +0,05 point.



  • Les frais de notaire :


  • Ce qu’on appelle généralement « frais de notaire » est en fait composé essentiellement de droits de mutation perçus par le notaire en faveur de l’Etat, une petite partie correspondant à la rémunération du notaire.

    A noter :  les droits de mutation sont plus élevés dans l’ancien que dans le neuf. Le calcul des honoraires du notaire est fixé par décret et ils sont les mêmes qu’il s’agisse d’un logement ancien ou d’un logement neuf. Les taux varient en fonction de la tranche du prix de vente.

    Ex :  Pour un logement d’une valeur de 100.000 €, prévoyez 4100€ de frais de notaire (incluant les honoraires du notaire).



  • Les frais de garantie :


  • Les garanties permettent à la banque de récupérer les fonds prêtés en cas de défaillance de l’emprunteur. Il en existe plusieurs sortes aux coûts variables. C’est un point important du dossier à ne pas négliger dans votre financement : voici les quatre principales.

    - la caution mutuelle : il s’agit d’un fond de garantie auquel vous apportez votre contribution financière au début du prêt. Souvent, une bonne partie de la somme versée est récupérable à la fin du prêt.

    - l’hypothèque : elle permet au prêteur de procéder à la vente forcée du bien immobilier dans le cas où l'emprunteur serait dans l'impossibilité de rembourser les sommes dues.

    - l’inscription en privilège de prêteur de deniers (IPPD) : en cas de vente du bien (quel qu’en soit le motif) le prêteur récupèrera le solde restant dû sur son prêt en priorité par rapport aux autres créanciers. Proche de l’hypothèque, elle ne peut s’appliquer que dans l’ancien et ne présente pas de taxe de publicité foncière, d’où son moindre coût.

    - le nantissement : c’est une garantie sur des placements financiers que vous possédez déjà ou que vous allez souscrire.



    Les taux présentés se comprennent hors assurance, selon votre demande
    et votre profil. Evolution constatée par rapport aux taux du 30-02-2006.


    Empruntis.com se propose de vous informer mensuellement sur :
    1. L’évolution des taux en crédit immobilier grâce au baromètre
    des taux Empruntis.com.
    2. Un édito sur l’actualité de l’immobilier et du financement immobilier.

    Pour toute demande d’informations complémentaires :
    Contact : Martin Pimentel / martin.pimentel@empruntis.com                           
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