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Observations :
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Depuis le début du mois de novembre, on assiste à une nouvelle hausse des taux fixes. Ils
reprennent ainsi la tendance de fonds initiée cet été et se rapprochent de leurs niveaux
du début d’année.
La tendance à la hausse a été suivie par la quasi-majorité des établissements bancaires.
En effet, 95% d’entre eux ont augmenté leurs taux de façon significative tandis que les 5%
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restants les ont, soit baissés (deux établissements), soit maintenu inchangés (deux établissements).
Les taux du marché se sont appréciés d’un mois à l’autre en moyenne de 0,10%, à l’exception du
taux de référence à quinze ans dont la hausse est plus faible (+0,05%). Il est à rappeler que ce
taux de référence avait été le seul à subir une augmentation de +0.05% en octobre tandis que sur
les autres durées, ils étaient restés quasiment stables.
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Recommandations :
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Comme nous l’avions pressenti le mois précédent, les taux fixes ont repris le chemin de la hausse,
après une période de stabilisation. Cette hausse devrait se poursuivre au rythme des annonces de
reprise économique.
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Cependant, avec des marchés financiers demeurant frileux suite à l’environnement international
incertain, des périodes de stabilisation ne sont pas à exclure.
Dans tous les cas et selon nous, les taux ne devraient pas d’ici la fin de l’année, dépasser leur
niveau du début de l’an 2003.
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Observations :
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Depuis déjà plusieurs mois, les taux variables demeurent à leur niveau actuel, reflétant
la stabilisation du taux directeur de la BCE (Banque Centrale Européenne).
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Plus précisément, cette phase de stabilisation cache une politique des banques plutôt paradoxale
puisqu’une partie des établissements bancaires (environ 60%) ont en fait modifié leurs taux,
tantôt à la hausse, tantôt à la baisse, neutralisant de la sorte l’impact sur les taux du marché.
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Recommandations :
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L’écart taux fixes - taux variables se creuse désormais de façon notable, rendant les taux
révisables de plus en plus intéressants. Nous recommandons ainsi vivement d’envisager les formules
à taux variables, notamment « capées », c'est-à-dire sécurisées.
Exemple : Pour un emprunt de 150 000 € sur 15 ans, avec une revente du bien au bout de
8 ans (durée moyenne d’un crédit en France), le coût total du crédit s’élèverait à 45 000 € dans
le cas d’un taux fixe à 4,45%, tandis qu’avec un taux variable capé +/-2 à 3,40% (taux fixe les
deux premières années et à 5,40% les 6 années suivantes, soit le pire des scénarios), le coût total
s’élèverait à 45 500 €. On constate que les coûts du crédit sont similaires, alors que le scénario
du variable ne peut qu’amener de bonnes surprises au cours des huit ans !
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L’avis d’un expert… |
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Empruntis.com : Philippe Stoltz, bonjour, vous êtes responsable des produits crédits chez BNP Paribas,
en quoi consiste exactement votre rôle ?
Ma fonction couvre des domaines d’activité relativement vastes, puisque je gère l’ensemble de l’offre
crédit habitat chez BNP Paribas mais également toute la partie crédit à la consommation, à destination
des particuliers, mais également des entrepreneurs et professionnels.
Plus concrètement, je définis avec mon équipe les produits à créer ou à modifier, en fonction des besoins
du marché ou des évolutions réglementaires. D’autre part, nous assurons la maîtrise d’ouvrage des
développements, collaborons aux insertions et animations et enfin, suivons la production tant sur le
plan quantitatif que tarifaire.
Comment expliquez vous l’évolution des taux de crédit immobilier de ces derniers mois et quelles sont
vos prévisions d’évolution sur les mois à venir ?
Les variations des taux de crédits suivent l’évolution des taux du marché.
Concernant les taux courts, la BCE a fini par répercuter sur son taux directeur la baisse des taux de la
FED, impactant ainsi les taux variables indexés sur l’Euribor 3 mois ou 12 mois.
Concernant les taux fixes, la bonne orientation des marchés actions, l'ampleur des déficits et les signes
encourageants de reprise de l’activité économique, sont autant de facteurs qui militent pour la poursuite
de la hausse des taux à long terme.
A mon avis, les taux de crédits ont atteint aujourd’hui un point d’équilibre. On pourrait envisager d’ici
la fin de l’année deux scénario possibles : un premier où les taux monteraient très fort et très vite ;
un second où les taux se stabiliseraient à leur niveau actuel.
Cependant la tendance actuelle est plutôt à la hausse et nous ne prévoyons pas de baisse significative
d’ici la fin de l’année.
Quelle est votre vision du marché de l’immobilier sur Internet ?
Nous assistons actuellement à une explosion du marché de l’immobilier. Celle-ci est en partie due
au développement croissant du canal Internet, rapide, transparent et souvent bien plus neutre que
certains autres canaux de prescriptions.
Le marché de l’immobilier sur Internet est donc un secteur en plein développement, plébiscité par un
nombre croissant de clients, et ce, pour des raisons bien spécifiques : facilité d’utilisation, mise en
concurrence accrue, simplicité…
Ainsi, le développement du canal Internet s’intègre parfaitement dans la stratégie multi canal de la BNP
Paribas. Nous devons en effet nous organiser pour satisfaire les demandes de nos clients ou prospects
quel que soit le canal d’entrée qu’ils auront choisi : agence, courrier, téléphone ou Internet…
Concernant le canal Internet, le traitement des demandes de crédit immobilier est une de nos priorités.
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