Avec -15 % sur trois ans, le cabinet Xerfi maintient ses prévisions baissières concernant les prix immobiliers. Une dégringolade des prix comme celle frappant les marchés espagnols ou américains est néanmoins écartée.
Xerfi n’en démord pas. Selon le cabinet d’études, le
marché de l’immobilier va connaître « trois années successives de baisse des prix », signe que le secteur «
s’est bien retourné ». Le mouvement, qui tournerait autour de
-5 % annuellement
jusqu’en 2011, devrait toucher davantage l’ancien (
-14.5 % sur la période (
2008-2011) que le neuf (
-12.5 % d’ici 2013 pour les
logements individuels et
-9 % d’ici 2010 pour ceux
collectifs). Même la capitale ne devrait y échapper. «
Paris fait de la résistance… mais cèdera aussi », prévoit le directeur d’études de Xerfi Alexandre Mirlicourtois.
En dépit de ces prévisions baissières, Xerfi réfute toute idée de débâcle. «
On aurait tort d’assimiler la situation française aux naufrages de la pierre espagnole, anglaise, irlandaise ou américaine, pays confrontés à un vrai krach immobilier », défend Alexandre Mirlicourtois. Alors que les prix dans ces pays vont chuter de manière «
vertigineuse et durable »,
l’éclaircie en France est annoncée pour
2011, avec un
rebond des prix de
6 % dans
l’ancien et de
10 % dans le
neuf sur la période
2011-2015.
Selon Alexandre Mirlicourtois, la généralisation des
des prêts à taux fixe, la santé financière des ménages français, «
l’expansion démographique » et la proportion moindre de propriétaires en comparaison avec les pays européens sont autant d’explications à la solidité du marché hexagonal.