Huitième baisse consécutive sur le front des
taux fixes. Nous relevons en effet dans notre
dernier baromètre des variations comprises
entre 0 et -0.05% en juin par rapport au mois précédent, soit le repli le moins marqué depuis le
début de l'assouplissement sur les taux d'intérêts. De fait, les baisses des mois précédents s’établissaient en moyenne à
-0.10%, voire à
-0.25% comme en
début d’année.
Dans le détail, les
taux sur
15, 20 et 25 ans se situaient le mois dernier à
4.15%,
4.30% et
4.50% respectivement, la durée 20 ans - la durée de référence - n’ayant du reste pas bougé en juin.
Malgré le ralentissement de la baisse, les
taux des
crédits immobiliers auront tout de même reculé de
1.10% en huit mois, une aubaine pour les emprunteurs. Un exemple ? Pour un
emprunt sur 20 ans, un couple dont les revenus mensuels s’élèvent à
4 000 € nets a vu sa capacité d’achat augmenter de
19 000 € entre octobre 2008 et juin 2009.
En ce qui concerne les
taux minima, la tendance oscille entre de légères hausses et baisses selon les durées. À noter que celle de 20 ans est descendue sous la barre symbolique des
4%. Quant aux
taux variables, la tendance est à la
stabilité, ce qui les situe un
demi-point en dessous des
taux fixes.
Côté prévisions, nous prévoyons une stabilisation des
taux d’intérêts des crédits immobiliers durant l’été. Difficile en revanche de se prononcer sur leur évolution à la rentrée. Tout dépendra des
OAT, ces derniers se
stabilisant actuellement à
3.80% après avoir augmenté en juin. En clair, les taux d’intérêt devraient repartir à la hausse en cas de prochain
relèvement des OAT.
En attendant, les
taux n’en continuent pas moins de se maintenir à des niveaux toujours attractifs pour les acheteurs souhaitant concrétiser leur projet immobilier. Pour les autres, ceux qui ont souscrit un crédit à des conditions moins avantageuses (avant l’abaissement des
taux donc), il reste une solution : la
renégociation de crédits. L’intérêt ? Racheter votre crédit aux conditions de prêt actuelles, une technique particulièrement rentable pour les emprunteurs qui remboursent le premier tiers de leurs prêts.