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Conférence de presse
Bipe / Empruntis
Les indicateurs uniques



Immobilier 2008 : annus horribilis ?


Taux : évolution et perspectives

La crise du crédit interbancaire se tasse lentement mais reste d’actualité.



Evolution des taux long et court terme
(source : Datastream) :

L’écart entre le taux interbancaire à 3 mois et le taux de la BCE montre des difficultés sur les liquidités pour les banques.



Comment vont évoluer les taux de marchés en 2008 ?


Facteurs haussiers Facteurs baissiers
  • Bouffée inflationniste (effets de 2nd tour)
  • Dogmatisme potentiel de la BCE
  • Eventuelle poursuite de la crise de liquidités interbancaire
  • Santé des pays émergents
  • Pause de milieu de cycle (cf. en oct. 1987) ?
  • Bernanke = Greenspan
  • Rationnement du crédit
  • Risques de récession
  • Crise des marchés actions et fuite vers la qualité
  • Réactivités des Banques Centrales
  • Appréciation de l'euro
Probabilité : 60%
Probabilité : 40%

L’écart entre les taux de financement aux particuliers et leur sous-jacent se confirme.



Evolution des taux fixe 15 ans et OAT
(source : Empruntis.com, Bipe) :



L’écart constaté entre l’OAT et les taux de marché est le plus fort depuis 4 ans !



Photographie régionale : nivellement mais persistance de la concurrence


  • On constate une homogénéisation des politiques tarifaires régionales,avec une tendance générale à la baisse (modérée).

  • La baisse porte le plus souvent sur les minimas, signe de la persistance d’un haut niveau concurrentiel.

  • Les taux les plus attractifs,réservés aux meilleurs dossiers,sont en moyenne inférieurs de 0,30%.

Les taux des crédits immobiliers aux particuliers devraient connaître une certaine stabilité à court terme, mais resteront audelà de 4,50% dans le courant de l’année 2008, avec probablement une tendance très légèrement haussière qui fera atteindre les 5,00% au deuxième semestre.


Vers un assèchement du crédit ?

La baisse de la production bancaire est enclenchée.

Cumul sur 12 mois de la production de crédit à l’habitat (mises en force), en milliards d’euros
(source : Banque de France) :



Depuis le plus haut, en novembre 2006, la production bancaire s’est contractée de 6,3%.

La « crise des subprimes » a-t-elle eu un impact sur les conditions d’octroi de crédits hexagonales ?

Critères d’octroi de crédits des institutions financières
(source : Enquête Banque de France) :



L’enquête de la Banque de France montre que le resserrement des conditions de crédit concerne avant tout les entreprises.

Ce qu’en disent les partenaires banquiers d’Empruntis.com :

  • Dans la semaine du 11 février, Empruntis.com et le BIPE ont interrogé 21 responsables crédit aux particuliers parmi ses principaux partenaires.
  • Pour moitié, ces responsables crédit ont constaté une stagnation des demandes de crédit et de la production bancaire au dernier trimestre 2007, l’autre moitié constatant une contraction.
  • La tendance constatée est la même, et pour les mêmes acteurs, au premier mois de 2008.
  • Ils sont unanimes sur les points suivants :
    • Il n’est pas nécessaire d’avoir un apport pour contracter un emprunt immobilier
    • Les conditions d’octroi de crédit ne se sont pas durcies en 2007 (hors taux d’intérêts)
    • Les conditions d’octroi de crédit ne se sont pas durcies début 2008 (hors taux d’intérêts)
    • La crise financière n’a pas eu d’effet restrictif sur les offres de prêt immobilier
Vers un rationnement du crédit habitat hexagonal ? Non !
  • Le crédit habitat reste le produit clé des stratégies marketing retail
  • La concurrence est toujours très vive (nouveaux entrants…)
  • Le durcissement (modeste) des conditions de crédit habitat était déjà en cours avant la crise des sub-prime
  • Le crédit habitat en France est un bon risque, car les clientèles risquées ne sont pas servies (important en cas de montée de l’aversion au risque des banques)
  • Ces créances sont peu consommatrices de fonds propres selon les règles de ratios de solvabilité
  • Le déséquilibre des bilans peut être corrigé par la titrisation (faible risque sur ces créances)
Les taux ont pris en moyenne 0,65% depuis 1 an.

100 dossiers finançables
avec les taux de janvier 2007
88 dossiers finançables
avec les taux de janvier 2008



La seule hausse des taux intervenue en 2007 a conduit à exclure des « finançables » 12% des dossiers.

Exemple concret : cas n° 1


Couple: 3 000 euros nets/mois.
Maison en province, 3 chambres, jardin, proche centre-ville

  Janvier 2007 Janvier 2008
Montant 195 000 200 000(1)
Mensualité 981 1 150
Durée 29 ans 29 ans
Taux 4.30 % 5.40 %
Endettement 33 % 38 %

Pour acheter ce bien en conservant un endettement de 33%, il faudrait emprunter sur 50 ans et à un taux de 5,50% !
Pour conserver un endettement de 33% sur la même durée, il faudrait se reporter sur un bien de 172 000 € (soit une baisse de 12% de la surface en tenant compte de la hausse des prix) !

(1) montant prenant en compte une hausse des prix de 2,5%


Exemple concret : cas n°2


Couple: 6 000 euros nets/mois.
Maison banlieue, 2ème couronne, 3 chambres, jardin, garage

  Janvier 2007 Janvier 2008
Montant 360 750 370 000(1)
Mensualité 1 965 2 163
Durée 25 ans 25 ans
Taux 4.30 % 5.00 %
Endettement 33 % 36 %

Pour acheter ce bien en conservant un endettement de 33%, il faudrait emprunter sur 35 ans à un taux de 5,40% !
Pour conserver un endettement de 33% sur la même durée, il faudrait se reporter sur un bien de 336 000 € (soit une baisse de 7% de la surface en tenant compte de la hausse des prix) !

(1) montant prenant en compte une hausse des prix de 2,5%

L’asymptote annoncée des durées de prêts se vérifie, et des mouvements sur la part d’apport.


Durée moyenne du prêt en années
:



Part moyenne d’apport
:



Comme nous le pressentions en octobre 2007, l’allongement de la durée des prêts, à ce niveau de taux et de prix, trouve sa limite.

Les prix ?

Les signaux de ralentissement dans le neuf se confirment.



Evolution des stocks de logement neufs et délais d’écoulement :




Les stocks de logements neufs ne cessent d’augmenter, les délais d’écoulement de ces logements aussi : ce sont les signes d’un ralentissement fort.

L’atterrissage des prix de l’immobilier résidentiel ancien se confirme.



Prix de l’immobilier résidentiel ancien (% en glissement annuel)
:



Pour le second trimestre consécutif, le glissement annuel des prix de l’immobilier résidentiel ancien est à 2,5%, on est loin des hausse de 17% de 2005.

Marchés de l’immobilier résidentiel : balance des risques

Facteurs haussiers Facteurs baissiers
  • Mesures de défiscalisation des intérêts d’emprunts
  • Autres éléments du paquet fiscal qui dopent le revenu des ménages (7,5 mds €)
  • Mesures d’incitations aux donations, déblocage de la participation (=potentiel
    d’apport en hausse)
  • Risque faible sur les actifs de crédit habitat domestique
  • Marché du travail dynamique
  • Arbitrage pierre / papier
  • Hausse des stocks dans le neuf
  • Taux d’intérêts pratiqués en hausse sur deux ans, à cause,
    entre autres, de la reconstitution des marges des acteurs du crédit
  • Asymptote des durées de prêts confirmée
  • Difficultés d’accès à la ressource pour les banques
  • Difficultés de mise en conformité de certains banquiers avec les ratios de solvabilité
  • Solvabilité des ménages dégradée

Vers la baisse des prix.

Évolution des prix de l'immobilier résidentiel ancien en France (glissement annuel en fin d'année %) :




Les prix de l’immobilier vont vers une baisse (-3% à fin 2008).

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